En réalité, la société est composée d’un ensemble d’êtres humains qui ont des relations mutuelles. Seulement, un ensemble de gens n’est pas une société, mais simplement un ensemble de gens. Ce qui forme les sociétés est ce qui permet de les distinguer les unes des autres sont les relations mutuelles. Car les êtres humains, peu importe la société dans laquelle ils sont, restent des êtres humains. Ce qui signifie que ce sont des personnalités de l’espèce humaine ou un ensemble qui ne se distingue pas des autres, sauf dans leurs relations.
De manière plus détaillée, la réalité de la société est la suivante : il s’agit d’un ensemble de gens (naas), d’idées (afkaar), d’émotions (machaa’ir) et de systèmes (anzima). Ces quatre composantes forment la société. Parce que les relations résultent de l’intérêt mutuel (maslaha). Quand un intérêt existe, une relation s’en suit. S’il n’y a pas d’intérêt, c’est le contraire. L’absence d’intérêt signifie donc qu’il n’y a pas de relation. L’intérêt est basé sur les idées à propos d’une question ou d’une affaire, peu importe si cette question ou cette affaire constitue un intérêt pour une personne ou non. Et quand les idées des gens correspondent à propos de ce qui est un intérêt, une relation entre eux a donc lieu. Quand les idées ne correspondent pas, ce ne sera pas le cas et il n’y aura donc pas de place pour une relation. Puisque ce qui est perçu comme un intérêt par l’un sera perçu comme nuisible par l’autre. C’est pourquoi dans ce dernier cas, une relation ne pourra pas s’établir entre ces deux personnes.
Ce qui met en place la relation, c’est donc la correspondance des idées des deux parties sur une affaire particulière qui comporte un intérêt mutuel. C’est la première condition à remplir pour une relation. Mais ce n’est pas la seule condition. Une deuxième condition est que les émotions que suscite cet intérêt soient en correspondance sur une affaire : leurs joies, leurs colères, leurs agréments, leurs rejets et toutes les autres manifestations de l’émotion. Et quand une relation se forme sans que les émotions soient en correspondance, la relation ne peut durer, quand bien même les idées seraient en correspondance. Ceci parce qu’une idée doit se manifester dans la réalité pour pouvoir être une idée. C’est-à-dire, que cette idée ne peut devenir un concept que lorsqu’elle est liée aux émotions.
La relation se compose donc des idées et des émotions unifiées. Cette relation peut uniquement se former, et porter ses fruits, quand il existe vraiment des systèmes qui ordonnent et maintient les relations entre les gens. Il n’est donc pas suffisant d’avoir des idées unifiées et des émotions unifiées pour avoir des relations tangibles qui portent leurs fruits. Il est également nécessaire d’avoir l’unité des systèmes qui ordonnent ces intérêts.
Le changement de la société n’est donc pas possible par le changement de ses individus, ni par le changement de ses institutions, ni par le changement de ses dirigeants ou ministres. Le changement de la société ne peut être établi qu’à travers le changement des relations dominantes dans la société, donc en changeant les idées, les émotions et les systèmes dans la société.
La seule manière de changer une société, c’est par le biais d’une structure (koutla) politique idéologique, c’est-à-dire un parti basé sur une idéologie ayant une idée globale et complète; un credo intellectuel politique avec des solutions détaillées pour les problèmes de l’être humain, la société et l’état. Cette idéologie indique également sur quoi les solutions s’appliquent dans la vie et comment conserver et protéger le credo, ainsi que la manière de répandre l’idéologie. Ce parti, après la préparation de ses membres avec ce qu’ils nécessitent de culture (saqafa) pour effectuer le changement, entreprend l’action pour propager ses idées alternatives, et former une opinion publique positive envers les idées du parti, sur base desquelles de nouvelles coutumes sont formées. Lorsque les gens accueillent et acceptent les idées du parti, et que l’idée devient leur idée, ces derniers transfèrent le leadership (qiyaada) au parti.
C’est pourquoi il est nécessaire qu’un groupe ou un parti islamique œuvre à ce que son idée, c’est-à-dire l’idéologie islamique, ait une place dans la société, afin que les gens l’accueillent, l’acceptent et qu’ils œuvrent pour qu’elle devienne l’unique idéologie organisatrice des relations.
La Pensée Islamique
1er avril 2015
jeudi 2 avril 2015
lundi 23 mars 2015
Le changement de l’être humain
Allah (swt) a créé l’être humain et a placé en lui des instincts (gharaa’iz) et des besoins organiques (haadjaatal’oudwiyya) qu’il doit satisfaire. Les instincts et les besoins organiques poussent l’homme à s’incliner vers certaines choses, à entreprendre certains actes, ou justement délaisser certaines choses et certains actes.
L’être humain dispose de trois instincts :
- L’instinct de survie (ghareezat ul baqaa).
Il se manifeste dans la peur, un penchant pour la possession/propriété, l’amour pour son propre peuple, etc.
- L’instinct de la procréation/de survie de l’espèce (ghareezat un naw’).
Il se manifeste dans le désir du contact sexuel, la maternité et la paternité, l’impulsion de sauver quelqu’un en danger, etc.
- L’instinct religieux (ghareezat ut tadayyoun).
Il se manifeste dans la sanctification et le sentiment d’être limité, impuissant et dépendant.
Aux besoins organiques appartiennent toutes les choses nécessaires au corps humain pour remplir ses fonctions vitales et rester en vie, comme manger, boire, dormir, respirer, etc.
La conduite de l’être humain dans la vie est en fin de compte, l’ensemble des actes que l’homme réalise pour la satisfaction de ses instincts et ses besoins organiques. Ce comportement est lié aux concepts que l’homme porte sur la matière et la vie. Les concepts sur la matière, comme le concept que l’eau est potable, que la viande est comestible et qu’une pierre ne l’est pas, dirige l’être humain vers la matière nécessaire pour sa satisfaction. Les concepts sur la vie par contre, déterminent la manière avec laquelle l’être humain va satisfaire ses instincts et ses besoins. En d’autres termes, ils ordonnent pour lui le procédé correct de satisfaction déclarant ce qui est permis (djaa’iz) et illicite (mamnou’a), ce qui est autorisé (moubaah) et ce qui est interdit (mahzour).
Les concepts sur la matière sont des jugements et des convictions qui résultent de la conscience de l’être humain et qui se basent sur les caractères spécifiques de la matière, s’ils sont appropriés à satisfaire le besoin ou non. Par conséquent, nous pouvons dire que ces concepts sont uniformes (entre eux). En effet, le jugement vient des objets même et ceux-ci sont le sujet. L’attribut de la viande par exemple est qu’elle appartient aux objets qui rassasient. Ce sont des sujets qui sont perçus par l’être humain à l’avance. Il n’y a pas de divergence sur cette question.
Les concepts sur la vie cependant sont des jugements et des convictions, et ne résultent pas de la matière et ses attributs spécifiques. Ces concepts sont en relation avec la manière d’utiliser la matière. En d’autres termes, la question ici est de savoir si la matière est permise pour la satisfaction ou pas. Ces concepts sur la vie sont différents entre les gens, puisque les visions entre les gens diffèrent sur le sujet d’accomplir un acte ou ne pas l’accomplir.
Et puisque la conduite (soulouk) de l’être humain dans la vie est liée à ses concepts sur la vie, il est nécessaire de changer ses concepts avant de changer sa conduite.
Allah (swt) dit :
﴾ ﴿ إِنَّ اللَّـهَ لَا يُغَيِّرُ مَا بِقَوْمٍ حَتَّىٰ يُغَيِّرُوا مَا بِأَنفُسِهِمْ
En vérité, Allah ne modifie point l'état d'un peuple, tant que les [individus qui le composent] ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes.
(Sens traduit du Coran, 13/11)
Sur cette base, il est nécessaire d’œuvrer pour changer l’être humain et l’élever intellectuellement par le moyen du changement de ses concepts sur la vie. Parce que la conduite de l’être humain dans la vie est dirigée par ses concepts sur celle-ci. La seule manière de changer les concepts sur la vie chez l’être humain est de changer son fondement intellectuel, c.-à-d. son credo (aquida). Car son credo est le fondement essentiel pour ses idées et ses concepts sur la vie. C’est de là que s’écoulent les systèmes complets et sa vision. De là viennent également les critères et les principes (qawaa’id) par lesquels il discerne entre les choses matérielles et les questions sur la vie, et se fait des jugements sur base de son credo.
La Pensée Islamique
1er avril 2015
lundi 9 mars 2015
Les lois liberticides contre la femme musulmane ne choquent pas les associations feministes
Face à
l'augmentation de la conversation à l'islam et devant ce climat
islamophobe institutionnalisé, l'en entend de nouveau des appels
pour l'interdiction du voile islamique à l'université française. Il
est surprenant d'entendre cela durant la période de la journée
mondiale de la femme qui est censée garantir les droits de la femme
et lui permettre de vivre comme elle le souhaite . Les droits les plus
élémentaires de la femme musulmanes sont confisqués au fur et à
mesure que les années s'écoulent, et pourtant les associations
féministes ont soit un silence complice, soit elles militent pour
l'interdiction du voile. Où sont les prétendus défenseurs du droit
de la femme face à la montée à l'interdiction du voile à
l'université? Comment osent elles affirmer militer pour la liberté
de la femme tout en interdisant à la musulmane son droit de
s'accrocher à sa religion et de s'habiller comme elle le souhaite. Il
apparaît clairement que le féminisme et la journée de la femme ont
pour finalité de mettre en avant uniquement les femmes qui vivent
sous le mode de vie occidental. C'est uniquement les femmes qui
abandonnent l'islam qui ont le droit d'être défendues.
L'offensive contre
le voile n'est pas une nouveauté , celle ci sert de façade pour
attaquer dans ses préceptes car ces derniers s'opposent au mode de
vie occidental ou la femme est d'avantage un objet de jouissance
qu'un honneur à préserver. Nos sœurs musulmanes doivent rester
accrocher aux préceptes de l'islam et ne pas se laisser influencer
par les discours féministes qui excluent Dieu de la vie.
Que nos sœurs
musulmanes sachent que la 'Oummah islamique est en plein éveil et
qu'elle avance à grands pas vers la restauration de l'état du
Khalifah sur la voie prophétique qui répondra à l'appel des
opprimés.
"......, puis il
y aura un Khalifah sur la voie prophétique. " (Hadith
authentique rapporté par Ahmed).
L'équipe de la
Pensée islamique.
8 mars
2015
dimanche 15 février 2015
L'hypocrisie politique diabolise les musulmans et ferme les yeux sur leurs assassins
L'assassinat barbare
d'une famille musulmane aux États-Unis par un terroriste américain
démontre l'hypocrisie des médias et de la classe politique à
travers un silence éloquent vis à vis du massacre. Cette tuerie met
en exergue l'hypocrisie des dirigeants de la planète qui se sont
précipités à Paris pour marquer leur indignation à propos du
massacre ayant visé Charlie Hebdo, mais qui sont sourds et muets
lorsqu'une famille entière se fait massacrer aux États-Unis. La
machine médiatique occidentale mène une campagne contre l'islam
sous couvert de lutte contre le terrorisme avec un
programme politiquement motivé : l’exagération des faits, une
réponse disproportionnée, la fabrication de concepts islamophobes
et l’insistance sur leur usage, etc.
Toutes
ces actions visent en vérité à causer du tort à l’islam et aux
musulmans par un agenda politique planifié, soutenu par les médias,
les intellectuels et les hommes politiques. Les uns et les autres
font d'un meurtre commis par un musulman une attaque terroriste
internationale au nom d'une idéologie spécifique, tandis que le
meurtre de musulmans est un acte non terroriste commis par une
personne "psychologiquement atteinte" ! L'exemple de
la couverture médiatique sur le meurtrier américain Craig Stephen
Hicks et sur le Norvégien Andreas Breivik en est la preuve :
malgré leur haine de l'islam revendiquée par les assassins,
l'indignation était limitée, voire inexistante. Idem pour les
dizaines d'agressions contre les musulmans en France après l'attaque
contre Charlie Hedbo. Les musulmans seraient-ils considérés comme
des citoyens de seconde zone du fait de leur attachement à un mode
de vie spécifique ? Tout le laisse croire.
Cette énième attaque
contre les musulmans doit amener ces derniers à multiplier les
efforts pour mettre les agressions idéologiques et physiques contre
la 'Oummah islamique. Mais cet objectif peut-il être atteint
sans un un État islamique, qui tel un bouclier protègera les
musulmans ?
L'équipe de la Pensée
islamique
14/02/2015
dimanche 1 février 2015
La préservation de notre identité islamique
Les musulmans devraient constamment rester en alerte contre
n’importe quel changement qui viserait un quelconque aspect de
l'identité islamique. La personnalité islamique est unique comme l’est
sa base, la doctrine islamique (al-aquida al-islamiyya). C'est la
doctrine islamique qui détermine notre vision sur la vie, nos objectifs
dans la vie et le chemin à suivre pour s'engager dans la vie. Ce serait
une énorme perte pour l'humanité si nous
acceptions d'abandonner certains aspects de cette identité. Les
implications en seront de priver l'humanité d'un ensemble unique et
correct de convictions qui forment la base des plus nobles interactions
humaines.
vendredi 16 janvier 2015
Réaction sur l'attentat contre Charlie Hebdo
1. Il est inacceptable que les musulmans
soient toujours mis en situation de culpabilité dès qu'un musulman est
impliquée dans un acte pourtant condamné par l'islam comme le cas des
attentats qui se sont récemment produits à Paris. Ceux qui essayent à
tout prix de mettre les musulmans dans une situation de "vous êtes avec
nous, ou contre nous", visent en réalité à cacher leur propre
terrorisme, celui qui est beaucoup plus grand et systématique - le terrorisme d’État.
2. Tout ce discours du « nous sommes pour la liberté d’expression », dans ce contexte, signifie plutôt « nous sommes pour la liberté d’insulter ou d’offenser ». Ceci parce que le droit au débat civil sur les différentes idées et croyances n’est discutée par personne. Ce qui est discuté en réalité, est le droit aux insultes gratuites, qui sont faites pour ridiculiser et provoquer. Alors assez de se cacher derrière la bannière de la liberté d’expression. Les libéraux devraient clairement exprimer que ce qu’ils cherchent à atteindre, c’est la liberté d’insulter. Qu’ils aient le courage d’exprimer leur valeur ouvertement.
vendredi 2 janvier 2015
Quelle devrait être notre première priorité ?
De
nombreux musulmans s’investissent considérablement dans des
actions islamiques mais perdent de vue certaines obligations bien
plus importantes. Certaines personnes pensent par exemple que le
jihad an-nafs passe avant l'action pour le rétablissement du
Khalifat islamique. Par ailleurs, apprendre le credo islamique
('aquidah) et la jurisprudence (fiqh) ou encore construire des écoles
islamiques sont certes des actions très importantes mais
peuvent-elles pour autant être prioritaires par rapport à l’action
politique nécessaire au rétablissement du Khalifat ?
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